Et de quatre : la démotivation.

Après un an d’absence sur ce site (à 4 jours près), parler de démotivation est le sujet le plus logique qui soit. Après tout, parler de ce qu’on connaît est plutôt simple normalement.

Normalement.

Et c’est là tout le nœud du problème. Je ne veux pas parler de dépression, de procrastination et de toutes ces autres choses qui nous empêchent d’agir, mais bien de démotivation, et il va s’agir de mettre un peu au clair ce que c’est.

L’article sera long, je m’en excuse par avance à ceux qui ont une capacité d’attention inférieure à 600 mots (dont je fais occasionnellement parti). 

C’est quoi ? 

qu'est-ceSelon le Larousse en ligne, la démotivation c’est « [l’]action de démotiver« . Comme ça ne nous avance pas vraiment, alors je suis allé voir « démotiver » et là ça donne:

 

Faire perdre à quelqu’un toute motivation, toute raison de poursuivre un travail, une revendication, etc.

On progresse mais c’est toujours pas Byzance comme définition. Tout au plus un point de départ. J’ai décidé d’aller un peu plus loin dans mes recherches et je suis allé cherché des définitions sur le CNRTL (BEST. SITE. EVER. après Crisco), sur le Littré en ligne et même sur l’Encyclopaedia Universalis (première fois que je visitais ce site par ailleurs) et là : RIEN.

Nada, Nichts, Nothing什麼都沒有.

Ce qui est assez fou, car il y a des pages entières et tellement nombreuses sur ces sites dédiées à la motivation ! Et je ne compte pas les articles de blog dessus non plus.

Bon, j’ai pu trouver sur l’Encyclopédie qu’il semblerait que démotivation soit un « néologisme désapprouvé par l’Académie Française« . Mais comme je n’en ai rien à faire de ce que dit l’Académie (ou presque), j’ai continué à cherché. J’ai fait ce que toute personne de ma génération ferait dans ce cas : j’ai googlé

Je suis tombé en première page majoritairement sur des sites de coaching pour faire face à la démotivation en entreprise, pour la repérer, pour la combattre et pour que son équipe atteigne ses objectifs dans de sains esprits d’avancement, d’émulation, de joie de gagner sa croûte et d’ambiance cordiale sur son lieu de travail. Bon, je suis un peu sarcastique dans mon propos mais j’ai quand même pu trouver un  ou deux articles assez intéressant, il faut le reconnaître. Grâce à tout ça, j’ai commencé à me faire ma propre petite idée de comment la définir cette foutue démotivation. Et on va essayer de synthétiser ça là.

La démotivation est avant tout l’inverse de la motivation. Elle se traduit par la perte d’envie de continuer à progresser dans un domaine, une matière, un projet.

Elle se présente sous des signes de baisse de productivité, de changement de centres d’intérêts, de réalisation d’autres activités supposément plus plaisantes que celle originelle.

Définition de moi-même pour le site Bosiandco.wordpress.com

C’est un résumé, une définition non-exhaustive, et un point de départ pour chercher plus loin. Je pourrais continuer avec des définitions et chercher à caractériser l’envie par exemple, mais je pense que vous commencez à être repu des définitions.

Les causes. 

comment-convaincre-5-pourquoi

Reconnaissons une chose à ces sites de coaching que j’ai visité, ils essayaient de déterminer les causes de la démotivation pour s’en débarrasser au sein de son entreprise. Alors je vais adapter tout ça à l’écriture et la tenue d’un blog (en gros.)

Plusieurs raisons se démarquent et je vais en lister ici 4, qui sont assez entremêlées. Je vais essayer de donner non pas une solution, mais des pistes pour y faire face (Attention, disclaimer : le mot le plus important dans la phrase précédente est « essayer« ).

 

  •  Le manque de vision (à court et long terme).

Ça, c’est quand on ne sait pas où notre projet va nous mener, quand on s’est lancé dans quelque chose sans vraiment le définir. On s’est catapulté dedans sans prévoir la trajectoire, la chute.Et la démotivation survient à un moment où on ne sait plus comment contrôler, développer, arquer notre projet, notre travail (Travail. Ce mot est très important, mais j’y reviendrai plus tard). On est perdu… Alors on se tourne vers autre chose;

Pas de solution miracle, comme toujours par ailleurs. Ici, je proposerai de faire une pause. Non pas dans le projet, mais dans son développement. Se poser pour essayer de voir ce qu’on a déjà accompli et évaluer où on peut aller. Se faire un plan, déterminer une ligne directrice, avant de s’y accrocher et de se remettre sur les rails.

Attention à ne pas faire trop durer la pause, la démotivation pourrait bien se transformer en abandon (Oui, cette critique est avant tout adressée à moi-même et mon inconsistance dans la tenue de mes projets.)

  • La sensation d’être sous-évalué, de n’être pas assez bon.

« Je ne suis pas au niveau« . Combien de fois ais-je pu me dire ou entendre cette phrase. « Je ne suis pas assez bon pour ça, je n’y arrive pas, ça ne sert à rien que je continue.« 

Je vais pas vous mentir : oui, parfois, on n’est pas au niveau.

On n’a pas encore les outils, l’expérience, la justesse de ton nécessaire pour réaliser quelque chose. On ne se met pas à la peinture en choisissant de reproduire la Chapelle Sixtine grandeur réelle comme premier ouvrage. Mais pourtant, et justement, c’est ce fait de ne pas savoir encore faire quelque chose qui devrait nous pousser à le continuer. Tant qu’on ne réalise pas un projet, tant qu’on ne le mène pas à terme, on ne peut pas progresser.

J’ai un dossier « projets inachevés et abandons » dans mon ordinateur. Alors certes ils m’ont appris des choses comme comment gérer un projet à plusieurs lorsqu’on est une huître en management mais plus encore que ce que les abandons m’ont appris, ce sont toutes ces histoires, tout ces articles que j’ai pu écrire sur ce site ou d’autres qui m’ont permis de m’améliorer.

Il est évident que l’on puisse se sentir découragé devant une tâche trop compliquée, mais il faut se convaincre ou se persuader que c’est en la surmontant que l’on deviendra meilleur, qu’on réussira ce qu’on pensait impensable pour nous avant. C’est avant tout un travail sur soi, et c’est un travail de longue haleine. Pas de conseil ici je crois, il n’y a rien d’autre à faire que de persévérer.

Une autre facette est ici non plus la sensation personnelle par rapport à son travail, mais les retours externes. La sensation d’être sous-évalué comme le titre de ce point l’indique. À partir du moment où une audience est présente, des retours vont se présenter, des critiques comme qu’on dit dans le jargon. Le soucis est qu’on se focalise naturellement sur ce qui ne va pas, que ce soit en tant que critique ou de critiqué. Alors survient inévitablement le moment de la remise en question, de l’envie de tout arrêter.

« Suis-je donc si nul ? Fais-je donc tant de merde que ça ? Je pensais pourtant être meilleur que ça, mais quand je vois ces commentaires… »

 Ici, il faut encore une fois faire un travail (complexe, long, fastidieux) sur soi et son oeuvre. Il faut prendre les critiques pour ce qu’elles sont. Il faut en extraire la moelle et la voir comme factuelle. « Oui, je ne sais pas encore écrire de scène de combat convenable, et c’est sûr que la mienne est brouillonne. Mais il n’a rien dit sur tout le reste. Ça veut dire que ça va ! Je sais écrire une description, un dialogue, mettre du suspense, construire un chapitre voir plusieurs bout à bout ! J’ai un style qui va assez pour qu’il ait tout lu jusqu’au bout ! »

Forçons-nous à voir le positif. 

the-dark-and-stormy-night-rises

  • Un projet trop gros, par trop irréaliste. 

Si vous voyiez la liste des articles que j’ai prévu pour ce blog… Et rien que durant la rédaction de cet article, j’ai rajouté deux thèmes à traiter dedans.

liste

Le livre que j’écris et que je n’ai toujours pas terminé est parti d’un simple conte que j’ai décidé d’élargir en univers propre et cohérent et une histoire se déroulant sur près d’un millénaire. J’avais commencé à faire que mes projets narratifs soient tous imbriqués les uns dans les autres et se répondent les uns aux autres… TROP GROS… Mais est-ce vraiment le cas ?

Spoiler : Non, ce n’est pas le cas.

Ici, je vais parler d’une « méthode » que j’essaie d’appliquer à peu près dans tout. Mes études, mes écrits, mes problèmes personnels, mes papiers administratifs qui s’accumulent … On va parler de la méthode des tas.

Lorsqu’un projet se présente à vous, il ne convient pas de le voir comme une montagne infranchissable, mais comme un amas de tas, de gros sacs empilés les uns dans les autres. Et ce qu’il faut faire dans ce cas, c’est bouger chaque tas progressivement, un par un. On va commencer par définir ce qu’il nous faut pour ce projet,, faire des recherches, faire un plan puis commencer à rédiger des morceaux indépendants, puis cohérer le tout… On n’a plus alors devant nous une montagne à gravir nous et notre pauvre stylo ou clavier, mais juste des petits sacs à prendre pour modeler notre projet à nous, le notre qu’on veut.

Oui, j’ai une liste d’article à faire long comme la grande muraille de Chine (ou presque), mais au final, cette liste… C’est juste un article à faire, puis un autre, puis encore un autre. Simple, non ?

  • Le sentiment de sur-place.

Dernier point que je traiterai ici, cette sensation de ne pas avancer.

On a beau écrire, planifier, faire des recherches, écrire toujours plus : même pour une nouvelles de 4/5 pages, la fin parfois ne se présente pas. Les mots qui concluraient ce projet, qui l’achèveraient se refusent, les mots qui le composent ne sont pas assez bon et on fait de nous ce vieil adage « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ». Mais au bout de la quinzième fois, déjà l’envie est partie au Seychelles faire du beach-volley avec vos rêves d’accomplissement.

Pour un blog, on a beau le fournir, le développer, le rendre plus beau, plus responsive, la communauté ne grandit pas et on ne trouve plus l’envie de s’acharner sur quelque chose qui n’atteint pas les espérances qu’on avait placées dessus.

C’est je pense la cause principale de ma démotivation en règle générale. Ici, j’ai une méthode presque simple. Regarder ce qui a déjà été fait. Regarder le travail accompli, le chemin parcouru. Ce qui a été fait est déjà immense, énorme, et ce serait bête d’arrêter quand cela n’engage que vous et rien d’autre que vous.

Cette méthode serait vraiment simple si ma mauvaise foi n’était pas de la partie et ne me répondait pas « Oui mais regarde tout ce qu’il te reste à faire aussi » (Appliquer ici la méthode des tas du coup).

BREF

Il est temps de conclure cet article déjà beaucoup trop long. Je ne vais pas reprendre et résumer ce que j’ai déjà dit plus haut, je vais me contenter de rajouter deux choses pour terminer.

 

Lors de mes recherches l’an passé pour un article, j’avais trouvé je ne sais plus où une phrase dont je vais m’efforcer de retranscrire l’essence ci-dessous

« Il est un moment où la passion disparaît, c’est alors à la rigueur qu’il faut qu’elle laisse sa place, et le loisir que représentait un écrit se transforme en travail et il faut s’armer en conséquence pour le mener à terme »

Il faut du sérieux pour travailler. Passé un moment, la rigueur doit arriver pour continuer dans une voie et supplanter la passion qui nous avait fait avancer au début. Il faut se forcer et faire, même les fois où l’envie est absente…

La deuxième chose va à l’encontre de ce que je viens de dire.

Ne faites pas si vous n’avez pas envie.

Il y a tant à écrire, tant d’histoires, d’articles à rédiger. Si vous n’avez pas envie, pas la motivation : passez à autre chose. Vous reviendrez bien à un moment où un autre sur ce projet que vous délaissez pour le moment.

Bosi.

P.S : la musique de mise suite à cet article.

P.P.S : Désolé pour la longueur de cet article. À tout ceux l’ayant lu jusqu’au bout, n’hésitez pas à commenter, vous trouvez bien encore un peu de motivation pour !

 

Une réflexion sur “Et de quatre : la démotivation.

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